Exemple · Livre

Le carnet de Jeanne

Le carnet manuscrit de Jeanne, taché de beurre, et un message vocal où elle raconte ses dimanches : dix-huit recettes de sa cuisine de Quimperlé, du far breton à la confiture de mûres, avec Jeanne aux fourneaux à chaque page.

Crée le tien

Personnes fictives, créées pour l’exemple. Tes livres, eux, restent privés, sauf si tu les partages.

Pour qui
Par Lucas, pour Noël, pour toute la famille
Forme
Livre · À ton image
Pages
36

Avant

Ce qui a été donné

  • un cahier manuscrit scanné
  • Un message vocal de Jeanne
  • 4 photos de téléphone
  • 1 personne · 3 photos
  • Jeanne
Message vocal de Jeanne1:03Allô Lucas ? Ah non, c’est le répondeur… enfin, c’est le machin pour laisser un message. Bon. Tu m’as demandé la pâte à crêpes, pour ton livre. Alors écoute bien, parce que je ne l’ai jamais écrite comme il faut dans le cahier. Un demi-kilo de farine, six œufs, une pincée de sel, et un litre de lait, mais tu le mets petit à petit, hein, sinon tu fais des grumeaux. Et le secret, celui que ta mère n’a jamais voulu croire : une cuillère de rhum et une noix de beurre fondu, à la fin. Et tu la laisses reposer une heure au moins, et la veille c’est encore mieux. Une heure, Lucas, pas dix minutes ! La première crêpe, elle est toujours ratée, c’est normal, c’est celle du chien. Ton grand-père la mangeait debout, à côté de la poêle. Et pour les galettes, la farine de blé noir, je ne l’ai jamais pesée. Je la mets jusqu’à ce que ça fasse comme un ruban. Voilà. Tu viens dimanche ? Je t’embrasse, mon grand.

Après

Le livre, page par page

Le texte de chaque page, pour le lire ici ou avec un lecteur d’écran.

  1. Couverture

    Le carnet de Jeanne

    Du bilig aux pots de confiture, les recettes d'une cuisine de Quimperlé

    Du bilig aux confitures

    Les recettes de Quimperlé

  2. Page 1

    Le carnet de Jeanne

    Du bilig aux pots de confiture, les recettes d'une cuisine de Quimperlé

  3. Page 2

    Dans sa cuisine de Quimperlé, Jeanne garde un carnet. C'est là que tout commence. Elle y a noté ses recettes, page après page, et elle a signé de son prénom.

  4. Page 3

    L'écriture est la sienne, les taches de beurre aussi. Le carnet s'ouvre sur le bilig et se referme sur les pots.

  5. Page 4

    Jeanne casse les œufs dans le puits de farine. Le lait se verse petit à petit, contre les grumeaux. Pour Lucas, elle a redit la pâte de mémoire, dans un message vocal. Le secret tient en peu de chose : « une cuillère de rhum » et une noix de beurre fondu à la fin. La mère de Lucas n'a jamais voulu y croire. Ensuite, la pâte repose, une heure au moins, et la veille, c'est encore mieux. « Une heure, Lucas, pas dix minutes ! »

  6. Page 5

    Pâte à crêpes de froment (pour 12 !)

    – 500 g de farine de froment

    – 200 g de sucre (un peu moins si confiture)

    – 1 pincée de sel

    – 6 œufs

    – 1 litre de lait entier, + 1 verre si trop épais

    – 60 g de beurre demi-sel fondu

    – 1 sachet de sucre vanillé, 1 cuillère de rhum

    1. Farine, sucre, sel dans le saladier.

    2. Faire un puits, casser les œufs, tourner en versant le lait petit à petit.

    3. Le beurre fondu à la fin.

    4. Laisser reposer 1 h minimum (le samedi soir c'est encore mieux).

    5. Bilig bien chaud, graisser avec le tampon au beurre.

    6. Une louche, étaler avec le rozell, retourner à la spanell.

    Pour 12 il en faut une soixantaine. Prévoir 2 fois la pâte.

  7. Page 6

    Le bilig chauffe, et Jeanne le graisse avec le tampon au beurre. Une louche, le rozell qui tourne, la spanell qui retourne. « La première crêpe, elle est toujours ratée, c'est normal, c'est celle du chien. »

  8. Page 7

    Le grand-père de Lucas la mangeait debout, près du feu de la crêpière. Les suivantes rejoignent la pile, une à une.

  9. Page 8

    Pour les galettes, place au blé noir. La pâte se bat longtemps à la main : elle doit « claquer ». Jeanne dit ne l'avoir jamais pesée, elle la met jusqu'à ce que ça fasse « comme un ruban ». Le carnet, lui, garde sa mesure. Une nuit au frais, puis le bilig très chaud, graissé au lard, « comme maman ». Le dimanche soir, la galette devient complète, avec une bolée de cidre.

  10. Page 9

    Galettes de blé noir

    – 500 g de farine de sarrasin

    – 1 œuf

    – 1 cuillère à soupe de gros sel

    – 1 litre d'eau (froide) environ

    1. Battre longtemps à la main, la pâte doit « claquer ».

    2. Repos une nuit au frais.

    3. Le lendemain rajouter un peu d'eau si elle est trop épaisse.

    4. Cuire sur le bilig très chaud, graisser au lard (comme maman).

    La complète du dimanche soir

    – 1 œuf

    – du jambon

    – de l'emmental râpé

    – une noix de beurre

    1. Sur la galette encore sur le bilig : 1 œuf, du jambon, de l'emmental râpé.

    2. Replier les bords en carré.

    3. une noix de beurre dessus.

    4. Avec une bolée de cidre.

  11. Page 10

    Le sucre fond à sec dans la casserole. Jeanne n'y touche pas. Quand il est blond foncé, hors du feu, viennent le beurre puis la crème chaude. Le caramel tiède se pose sur une crêpe de froment, juste sortie du bilig. Jeanne le sait : « les petits en veulent toujours deux ».

  12. Page 11

    Caramel au beurre salé

    – 200 g de sucre

    – 100 g de beurre demi-sel

    – 20 cl de crème entière

    1. Le sucre à sec dans la casserole, sans toucher !

    2. Quand il est blond foncé, hors du feu, le beurre puis la crème chaude (attention ça gicle).

    3. Remettre 2 min sur le feu en tournant.

    Sur une crêpe de froment chaude, une cuillère de caramel tiède, pliée en quatre. Les petits en veulent toujours deux.

  13. Page 12

    Le gâteau breton n'est pas tout à fait celui de Jeanne. C'est celui de Mamie Anne. Le carnet prévient : « Pâte collante, c'est normal. » Jeanne l'étale dans le moule avec les doigts mouillés. Un jaune pour dorer, des croisillons tracés en surface. À la sortie du four, il « doit rester moelleux au milieu ».

  14. Page 13

    Gâteau breton de Mamie Anne

    – 250 g de farine

    – 250 g de beurre demi-sel mou

    – 200 g de sucre

    – 6 jaunes d'œufs (garder 1 pour dorer)

    – 1 cuillère à soupe de rhum

    1. Travailler le beurre et le sucre, ajouter les jaunes un par un, le rhum, puis la farine d'un coup.

    2. Pâte collante, c'est normal.

    3. Étaler dans le moule beurré avec les doigts mouillés.

    4. Dorer au jaune, faire des croisillons à la fourchette.

    5. Four 180 °C, 40 min.

    6. Doit rester moelleux au milieu.

  15. Page 14

    Pour le quatre-quarts, Jeanne commence par peser les œufs. La farine, le sucre et le beurre demi-sel suivent, au même poids. Les blancs en neige arrivent en dernier. À côté, les palets bretons attendent leur tour. Un boudin de pâte au frais, des rondelles, des cercles beurrés.

  16. Page 15

    Quatre-quarts

    – 3 œufs

    1. Les peser : même poids de farine, de sucre et de beurre demi-sel fondu.

    2. Battre les jaunes avec le sucre, le beurre, la farine.

    3. Monter les blancs en neige et les mettre en dernier.

    4. Moule à cake, 50 min à 170 °C.

    Palets bretons

    – 125 g de beurre demi-sel

    – 100 g de sucre

    – 2 jaunes

    – 175 g de farine

    – 1/2 sachet de levure

    1. Faire un boudin, au frigo 1 h, couper des rondelles d'un doigt.

    2. Dans des cercles beurrés.

    3. 15 min à 180 °C.

  17. Page 16

    Le kouign-amann de Jeanne est une « version de la maison ». Du beurre froid, du sucre, une pâte repliée comme une enveloppe. Elle étale, plie, recommence, avec du sucre à chaque tour. Au four, elle l'arrose du beurre qui remonte. Dans la marge, une consigne : « Ne pas le dire au boulanger. »

  18. Page 17

    Kouign-amann (version de la maison)

    – pâte à pain : 250 g de farine, 5 g de levure, 15 cl d'eau tiède, sel

    – 200 g de beurre demi-sel froid en tranches

    – 200 g de sucre

    1. Laisser lever 1 h.

    2. Étaler en carré, mettre au milieu 200 g de beurre demi-sel froid en tranches et 200 g de sucre.

    3. Replier comme une enveloppe.

    4. Étaler, plier en trois, 3 fois, avec du sucre à chaque fois.

    5. Dans le moule beurré, 35 min à 200 °C.

    6. Arroser avec le beurre qui remonte.

    7. Démouler tiède sinon il colle.

    Ne pas le dire au boulanger.

  19. Page 18

    Pour le far, les pruneaux trempent la veille dans du thé. Jeanne beurre large le plat et les dépose au fond. Elle verse la pâte, puis sème de petits morceaux de beurre. Le four fait le reste. Le far doit gonfler et dorer.

  20. Page 19

    Far breton aux pruneaux

    – 250 g de farine

    – 150 g de sucre

    – 4 œufs

    – 1 litre de lait (entier)

    – 1 sachet de sucre vanillé, 1 pincée de sel

    – 250 g de pruneaux (trempés la veille dans du thé)

    – 50 g de beurre

    1. Mélanger farine, sucre, sel, puis les œufs, puis le lait.

    2. Repos 1 h.

    3. Beurrer large le plat, les pruneaux au fond, verser.

    4. Petits morceaux de beurre dessus.

    5. Four 210 °C 15 min puis 180 °C 40 min.

    6. Il doit gonfler et dorer.

  21. Page 20

    Le far nature vient de la mère de Jeanne. Le dimanche matin, elle le portait à cuire chez le boulanger, dans le grand plat en terre. On le mangeait froid, au goûter. Jeanne l'écrit simplement : sans pruneaux, avec un peu plus de beurre. Juste après, dans le carnet, viennent les pommes au four, des reinettes garnies de beurre demi-sel et de cannelle.

  22. Page 21

    Le far nature de ma mère

    1. Comme le far aux pruneaux, sans pruneaux et avec un peu plus de beurre.

    2. Maman le portait à cuire chez le boulanger le dimanche matin dans le grand plat en terre.

    3. On le mangeait froid au goûter.

    Pommes au four

    – 1 pomme par personne (des reinettes)

    1. Évider.

    2. Dans le trou : beurre demi-sel, sucre, une pincée de cannelle.

    3. 1 verre d'eau dans le plat.

    4. 45 min à 180 °C.

  23. Page 22

    Le dimanche, il y a la grande table. C'est là que finissent les recettes du carnet. Les dimanches en famille lui ont donné l'envie de tout transmettre.

  24. Page 23

    À la dernière page du carnet, Jeanne a écrit une dédicace, signée de sa main. « Pour mes petits-enfants : la meilleure recette, c'est d'être 12 autour de la table. »

  25. Page 24

    Le poulet du dimanche rôtit au cidre, entouré de pommes de terre et d'échalotes. Jeanne l'arrose tous les quarts d'heure. Le reste de la bouteille va sur la table. Pour le dessert, le riz au lait à la cannelle cuit à four doux, dans la terre cuite. Sa peau dorée a déjà un propriétaire : « La peau dessus, c'est pour Lucas. »

  26. Page 25

    Poulet rôti du dimanche au cidre

    – 1 beau poulet fermier

    – 1 bouteille de cidre brut

    – 6 échalotes

    – 1 kg de pommes de terre

    – Beurre demi-sel

    – thym

    – laurier

    1. Beurrer le poulet partout, sel, poivre, thym dans le ventre.

    2. Pommes de terre et échalotes autour, un verre de cidre.

    3. Four 200 °C, 1 h 30.

    4. Arroser tous les quarts d'heure en rajoutant du cidre.

    5. Le reste du cidre : pour la table.

    Riz au lait à la cannelle

    – 1 litre de lait entier

    – 100 g de riz rond

    – 80 g de sucre

    – 1 bâton de cannelle

    – 1 noix de beurre

    1. Tout dans le plat en terre, four doux 150 °C, 2 h 30.

    La peau dessus, c'est pour Lucas.

  27. Page 26

    Le gochtial est la brioche de Noël. Jeanne la pétrit, puis la laisse lever près du poêle. Une boule, une seconde pousse, un peu d'œuf pour dorer. Elle est prévue pour le petit déjeuner de Noël.

  28. Page 27

    Gochtial (brioche de Noël)

    – 500 g de farine

    – 20 g de levure de boulanger

    – 2 œufs

    – 100 g de beurre

    – 100 g de miel

    – 20 cl de lait tiède

    – 1 pincée de sel

    1. Délayer la levure dans le lait.

    2. Tout mélanger, pétrir 10 min.

    3. Lever 2 h près du poêle.

    4. Façonner une boule, lever encore 1 h.

    5. Dorer à l'œuf.

    6. 35 min à 180 °C.

    7. Pour le petit déjeuner du 25.

  29. Page 28

    Pour la bûche, le biscuit se roule dans un torchon humide. Une crème au chocolat noir le recouvre. L'écorce se dessine ensuite, trait après trait. Le sucre glace fait la neige. Puis viennent les sablés, découpés en étoiles et en sapins, parfumés d'un zeste d'orange.

  30. Page 29

    Bûche au chocolat

    – Biscuit : 4 œufs, 120 g de sucre, 100 g de farine

    – Crème : 200 g de chocolat noir, 20 cl de crème, 50 g de beurre

    1. Étaler sur la plaque, 10 min à 200 °C, rouler dans un torchon humide.

    2. Dérouler, tartiner, rouler, couvrir du reste.

    3. Dessiner l'écorce à la fourchette.

    4. Sucre glace = neige.

    Sablés de Noël

    – 250 g de farine

    – 125 g de beurre

    – 100 g de sucre

    – 1 œuf

    – zeste d'orange

    1. Découper des étoiles et des sapins, 12 min à 180 °C.

  31. Page 30

    Fin août, sur la route de la plage, Jeanne cueille les mûres des talus. Une moitié passe au moulin à légumes : les enfants n'aiment pas les pépins. L'autre confiture du carnet est celle des fraises de Plougastel. Le test se fait sur une assiette froide : ça doit figer. Puis les pots ébouillantés se retournent.

  32. Page 31

    Confiture de fraises de Plougastel

    – 1 kg de fraises

    – 800 g de sucre

    – le jus d'un citron

    1. Équeuter, couper les grosses, macérer avec le sucre une nuit.

    2. Cuire 10 min, retirer les fraises, faire réduire le sirop.

    3. Remettre les fraises, 5 min.

    4. Assiette froide : ça doit figer.

    5. Pots ébouillantés, retournés.

    Confiture de mûres des talus

    – cueillies fin août sur la route de la plage.

    – 1 kg de mûres

    – 750 g de sucre

    – 1 citron

    1. Cuire 20 min, passer la moitié au moulin à légumes pour enlever les pépins (les enfants n'aiment pas).

  33. Page 32

    Le samedi, il y a le marché. La cuisine de Quimperlé, le marché du samedi, la grande table du dimanche : ce sont les lieux de Jeanne. Au bout de son message, elle pose une question à Lucas. Elle veut savoir s'il vient dimanche. La pâte aura eu le temps de reposer.

  34. Page 33

    A closing quote page.

  35. Page 34

    Page d’image, sans texte.

  36. Quatrième de couverture

    Les crêpes de froment et leur secret, les galettes graissées au lard comme chez sa mère, le gâteau breton de Mamie Anne, le far du dimanche, la brioche de Noël et les mûres de la route de la plage. Le carnet de Jeanne, page après page, et Jeanne aux fourneaux. Pour ses petits-enfants, et pour la grande table du dimanche.

Ce livre a été créé exactement comme tu créeras le tien.

Autres exemples

  • Magazine

    Quatre cents tables

    Pour Marc, menuisier, par son apprenti Théo

    Donné un document, des photos

  • Magazine

    Sophie, star du chœur

    Pour Sophie, par Nadia, son amie depuis le CP, pour ses 50 ans

    Donné 3 vocaux d’amis, 12 photos

  • Magazine

    Battre papa

    Par Karim, pour lui-même et pour son père

    Donné Un plan PDF, 3 captures, 8 photos, 1 vocal

Personnes fictives, créées pour l’exemple. Tes livres, eux, restent privés, sauf si tu les partages.